
La réponse adressée à l'intersyndicale Fonction publique confirme ce que la FA-FP dénonce depuis des années : le tassement des grilles indiciaires est bien une réalité. Le ministre reconnaît lui-même les difficultés de carrière, l'écrasement des rémunérations et le caractère imparfait des dispositifs actuellement mis en œuvre.
Pour autant, aucune mesure salariale concrète n'est annoncée. La Fonction Publique s'effondre et le gouvernement regarde ailleurs.
Aucune revalorisation du point d'indice, pourtant bloqué depuis trois ans. Aucune reconstruction des grilles. Aucune réponse aux revendications portant sur la GIPA, le jour de carence ou le maintien de la rémunération en congé maladie.
Le Gouvernement se contente une nouvelle fois de recourir à l'indemnité différentielle pour maintenir artificiellement certains agents au niveau du SMIC. Or cette indemnité ne constitue pas une revalorisation salariale : elle ne valorise ni les qualifications, ni l'expérience, ni les responsabilités exercées. Elle ne règle rien et ne fait que masquer l'effondrement progressif des grilles indiciaires.
Plus préoccupant encore, la réponse ministérielle s'appuie sur le poids des primes et indemnités pour relativiser la situation. Pourtant, le régime indemnitaire reste un complément de rémunération. Il ne saurait se substituer au traitement indiciaire qui demeure le fondement de la carrière et des droits à retraite des fonctionnaires. Remplacer progressivement le salaire statutaire par des primes revient à fragiliser durablement les pensions futures des agents.
La hausse du SMIC met également en lumière un phénomène inédit : la disparition progressive de la catégorie C en tant que véritable espace de progression professionnelle. Lorsque plusieurs échelons, voire plusieurs grades, sont rémunérés au même niveau réel, l'ancienneté, l'expérience et les concours perdent leur traduction salariale. Le phénomène touche désormais également la catégorie B.
Sous couvert de protéger les agents du passage sous le SMIC, le Gouvernement organise en réalité une forme de « smicardisation » de la Fonction publique qui remet en cause la logique même des carrières statutaires.
La FA-FP exige des mesures d'urgence immédiates. Les agents publics n'attendent pas des mesures correctrices temporaires. Ils attendent une véritable reconnaissance salariale fondée sur la revalorisation du point d'indice, son indexation, la reconstruction des grilles et la reconnaissance de leurs qualifications et de leur engagement au service public.
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03/06/2026
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La bonne nouvelle est tombée mercredi dernier : le SMIC augmentera de 2,41 % au 1er juin, après une première hausse de 1 % intervenue le 1er janvier 2026. Cette revalorisation bénéficiera à 2,2 millions de salariés du secteur privé, mais impactera également près de 700000 agents publics de catégorie B et C (source : « Chiffres clés » 2025).
Mais cette annonce, qui devrait constituer une avancée sociale, agit comme un véritable couperet pour les agents de la Fonction Publique relevant des grilles C et B.
En effet, cette nouvelle hausse du SMIC engloutit quasiment toute la grille C1 — seul le 11ᵉ échelon restant au-dessus du minimum légal. La grille C2 est rattrapée jusqu'au 7ᵉ échelon, la C3 jusqu'au 3ᵉ, la B1 jusqu'au 5ᵉ et la B2 jusqu'au 2ᵉ échelon. À la prochaine augmentation, le premier échelon de la A1 sera à son tour concerné.
Concrètement, des agents nommés à différents échelons, avec des niveaux d'ancienneté pourtant distincts, percevront la même rémunération de base, comprise entre les indices majorés 366 et 377. La seule différence résidera dans le montant de l'indemnité différentielle versée pour atteindre le niveau du SMIC.
Une situation profondément injuste et démotivante.
Pire encore, cette indemnité différentielle n'étant pas soumise à cotisation retraite, les agents ne cotisent pas à la CNRACL sur cette partie de leur rémunération, avec des conséquences directes sur leurs droits futurs.
La situation financière du pays pèse de plus en plus lourdement sur les rémunérations des fonctionnaires. Pourtant, les agents publics ne sont en rien responsables de cette situation. En revanche, ils subissent pleinement les effets de l'inflation et l'érosion continue de leur pouvoir d'achat.
Pour sortir de cette spirale qui tire toujours davantage les agents publics vers le bas, une augmentation minimale de 3,2 % de la valeur du point d'indice est aujourd'hui indispensable… quitte, malheureusement, à être à nouveau rattrapée quelques mois plus tard.
Une fois encore, la FA-FP s'indigne du mépris affiché envers celles et ceux qui assurent, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, le fonctionnement du service public et la continuité de l'intérêt général.
La FA-FP revendique :
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26/05/2026
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Monsieur le Premier ministre,
Les organisations syndicales représentatives de la Fonction publique, CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CGC, FA-FP, tiennent, par ce courrier, à vous alerter à nouveau sur la situation salariale des agents publics.
Nous vous demandons une audience dans les plus brefs délais.
Monsieur Roland Lescure, le Ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique a confirmé une inflation annuelle autour de 2.2 %. Monsieur Jean-Pierre Farandou, le Ministre du Travail, a annoncé une revalorisation du Smic de 2,4 % au 1er juin.
Qu'en est-il dans la Fonction Publique ?
En dépit de nos nombreuses alertes, le gouvernement n'a pas annoncé de mesure générale de revalorisation du point d'indice de rémunération des fonctionnaires.
Les organisations syndicales vous demandent une hausse de la valeur du point d'indice après trois années de blocage.
En continuant à refuser toute mesure générale et immédiate de revalorisation indiciaire, en laissant les grilles se faire rattraper par le SMIC, en réduisant les droits et garanties, le gouvernement alimente une exaspération profonde.
Nos organisations vous demandent expressément :
Nos organisations réitèrent leurs disponibilités pour participer à un processus de négociation dans ce sens.
Dans le même temps, nos organisations réitèrent également leur demande unanime d'abandon du décret ASA et du projet régressif des droits au titre du temps partiel thérapeutique.
Nous vous demandons, Monsieur le Premier ministre, de recevoir dans les plus brefs délais une délégation de nos organisations syndicales de la fonction publique CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CGC, FA‑FP, afin d'échanger concrètement sur nos revendications et d'examiner les mesures à mettre en place.
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19/05/2026
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A la suite du vote unanime défavorable des organisations syndicales représentatives CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP en séance plénière du 8 avril dernier, le ministre de l'Action et des comptes publics reconvoque le Conseil Commun de la Fonction publique le 29 avril pour présenter à nouveau le projet de décret sur les autorisations spéciales d'absence (ASA). Une fois de plus, le gouvernement piétine le dialogue social et ignore délibérément non seulement le vote de l'ensemble des organisations syndicales mais aussi leur vœu de retrait du texte, voté également par les employeurs territoriaux. Le gouvernement ne tient aucun compte des alertes sur les régressions volontaires portées dans le projet de Décret.
En parallèle du vœu, toutes les organisations syndicales ont proposé des amendements convergents pour faire des ASA un socle de droits améliorables localement, sécuriser les dispositifs plus favorables existants, sortir les situations familiales lourdes (deuil, garde d'enfant, handicap, PMA, adoption, grossesse) de l'arbitraire des « nécessités de service » et tenir compte des réalités de vie des agents.
Le Ministre a refusé nos propositions et revendications.
En choisissant de passer en force, le gouvernement assume un texte qui limite les droits des agent.es publics, un texte porteur de reculs sociaux et qui aggrave les inégalités entre les femmes et les hommes, au moment même où les négociations sur l'égalité professionnelle piétinent, où la transposition de la directive sur la transparence salariale manque singulièrement d'ambition et où les premiers travaux sur le temps partiel thérapeutique annoncent de nouvelles régressions.
Les organisations syndicales représentatives de la Fonction publique exigent le retrait de ce projet de décret relatif aux ASA et l'ouverture de véritables négociations pour un texte socle protecteur et opposable.
Dans le même temps, Bercy prévoit des « mesures de précaution » de 6 milliards d'euros pour l'année 2026. Ces milliards d'euros d'économies vont peser lourd sur les services publics et la Fonction publique. En l'absence de ministre de plein exercice, le Ministre de l'action et des comptes publics se doit de se préoccuper du sort des personnels de la fonction publique. Pourtant, il refuse toute perspective de revalorisation de la valeur du point d'indice ou de mesures immédiates pour compenser les pertes de pouvoir d'achat liées à l'inflation et à l'explosion des coûts de l'énergie.
Les organisations syndicales CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP mettent aussi en garde sur l'ensemble des dossiers actuels, rappellent qu'elles ont quitté unanimement le premier GT Rémunération et alertent sur la poursuite de ces politiques de régression sociale et budgétaire qui ne pourra que renforcer la colère des agents et possiblement aboutir à la perspective de mobilisations dans la fonction publique.
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28/04/2026
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Face à un ministre de l'Action et des comptes publics, David Amiel qui annonce engager des réflexions pour la carrière et la rémunération des agents publics pour les prochaines années, tout en n'annonçant aucune mesure immédiate pour tenir compte de la situation actuelle, l'ensemble des organisations syndicales a exprimé son mécontentement et a rappelé la nécessité de :
- mesures urgentes et immédiates pour compenser les pertes de pouvoir d'achat liées à l'inflation et à l'explosion des coûts de l'énergie ;
- augmentation de la valeur du point d'indice et son indexation sur l'inflation ;
- ouvrir de véritables négociations sur les carrières et les rémunérations, incluant des négociations salariales permettant des premières avancées dès le PLF 2027.
Elles appellent solennellement le Ministre, à entendre leurs revendications et les attentes des agents publics.
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13/04/2026
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Le SPeDiC a conduit en 2025 une enquête nationale intitulée « Les déstabilisations réelles », adressée à 122 directeurs d'établissements d'enseignement artistique.
Cette consultation avait pour objectif de documenter de manière objective les difficultés rencontrées dans l'exercice de la fonction de direction, de distinguer le ressenti individuel des réalités structurelles, et d'identifier les problématiques récurrentes susceptibles d'appeler une réponse des tutelles.
Les résultats mettent en lumière une situation contrastée :
– 74 % des directeurs déclarent être satisfaits de leur métier,
– mais 60 % envisagent un changement de collectivité,
– et près d'un directeur sur deux envisage un changement de métier.
Ces données révèlent un attachement profond à la mission artistique et pédagogique, mais également des fragilités structurelles qui appellent une réflexion collective.
Cette publication vise à apporter des éléments factuels au débat et à soutenir une meilleure reconnaissance des responsabilités exercées par les directions d'établissements.
Enquête : Les déstabilisations réelles (pdf, 4780 Ko)
13/02/2026
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Le SPeDiC adresse ses plus sincères remerciements à la marraine de cette édition, ainsi qu'à l'ensemble des équipes artistiques, pédagogiques, administratives et techniques qui ont rendu possible La Nuit des Conservatoires.
Avec 234 participants recensés, cette soirée nationale a une nouvelle fois témoigné de la vitalité, de la diversité et de l'engagement des conservatoires et écoles d'enseignement artistique sur l'ensemble du territoire.
Merci à toutes celles et ceux qui, par leur présence et leur implication, contribuent à faire vivre l'enseignement artistique public et à le rendre visible auprès de tous.
13/02/2026
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Déclaration intersyndicale
La FA-FPT et l'ensemble des organisations syndicales représentées au Conseil d'administration expriment leur opposition totale au
plafonnement du produit de la cotisation versée par les collectivités à l'établissement public, introduit sans concertation dans le projet
de loi de finances 2026 :
⚠ Ce prélèvement indirect de 45 millions d'euros à destination de
l'État se fait au détriment :
Motion intégrale (pdf, 223 Ko)
13/02/2026
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Dans un contexte marqué par une baisse continue de la participation aux élections professionnelles et par une fragilisation du dialogue social, le rôle des organisations syndicales mérite d'être réinterrogé, expliqué et réaffirmé.
L'engagement syndical n'est pas une posture idéologique : il constitue un levier essentiel de défense individuelle et collective, de représentation auprès des instances, et de construction d'un dialogue social équilibré.
À l'approche des prochaines échéances électorales, plusieurs questions sont au cœur de nos préoccupations :
Ces sujets seront abordés lors d'un rendez-vous du SPeDiC, avec l'intervention de Pascal Kessler, secrétaire général de la FA, qui apportera un éclairage précis et concret sur les enjeux actuels du dialogue social.
Ne manquez pas notre prochain rendez-vous du 23 janvier de 9h à 10h30
Participez à la conférence en suivant ce lien :
https://meet.jit.si/rdvduSpedic
Plus que jamais, il s'agit de permettre à chacune et chacun d'être acteur de ses conditions de travail et de son avenir professionnel.
Ouvert à tous les personnels de direction
20/01/2026
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Cher(e)s collègues, chers adhérents, chères adhérentes,
Vous êtes invité(e)s à participer à la journée du Congrès qui se déroulera le :
Samedi 11 janvier 2020 de 10h00 à 16h30
CRR Marcel Dadi - 2-4 rue Maurice Déménitroux - 94000 Créteil
© Syndicat des Personnels de Direction des Conservatoires
Affilié à la FA-FP - Fédération Autonome de la Fonction Publique - 96 rue Blanche 75009 Paris